L’UNEF appelle les étudiants à se mobiliser le 20 novembre prochain aux côtés des syndicats de la Fonction publique. Le principal syndicat étudiant assure dans un communiqué diffusé mardi qu’une “grogne monte depuis quelques semaines” dans les universités, notamment contre la réforme sur l’autonomie.

Selon l’UNEF, cette “grogne” a entraîné mardi le blocage par des étudiants des universités de Toulouse, Rouen et Tolbiac à Paris. Par ailleurs, la faculté des Lettres et Sciences d’Aix-en-Provence a été fermée mardi sur décision de la direction, “jusqu’à nouvel ordre”.

Les fédérations syndicales de fonctionnaires appellent à une journée de grève le 20 novembre pour dénoncer les suppressions de postes, les modalités de réforme de la Fonction publique annoncées le 19 septembre par Nicolas Sarkozy et pour réclamer l’ouverture de négociations salariales.

L’Union nationale des étudiants de France dit se joindre à l’appel lancé par les fédérations de fonctionnaires pour le 20 novembre, exhortant les étudiants “à faire de cette date une journée d’action dans les universités permettant d’amplifier la mobilisation”.

“Depuis quelques semaines”, assure l’UNEF, “les assemblées générales à l’appel des organisations d’étudiants et de personnels se multiplient dans les universités”. L’organisation étudiante cite notamment des AG dans les facultés de Rouen, Aix-Marseille I, Toulouse-Le Mirail, Nîmes, Reims, Lyon II, Nanterre, ou encore Paris I et VIII.

A Aix-en-Provence, mardi, la direction a décidé de fermer la faculté des Lettres et Sciences. Dans un communiqué diffusé mardi, elle fait état de la “mise en place de ‘barrages filtrants’ installés par quelques étudiants”, à l’aide de “mobilier prélevé dans les salles d’enseignement”. La direction “a ordonné la levée des barrages (…) Il s’en est suivi des menaces physiques et verbales. Devant cette situation et afin de prévenir tout risque de débordement”, selon le communiqué, la direction a décidé de fermer le site “jusqu’à nouvel ordre”.

Selon l’UNEF, “les étudiants s’inquiètent en premier lieu de la loi sur l’autonomie des universités et de ses menaces sur le service public d’enseignement supérieur, mais ils se mobilisent aussi pour exiger du gouvernement une prise en compte de leurs revendications, demandant notamment des mesures pour sortir les étudiants de la précarité et leur permettre de réussir en licence”.

Enfin, affirme l’UNEF, “les étudiants sont solidaires des mobilisations des salariés sur la question des retraites, du pouvoir d’achat ou encore des franchises médicales et souhaitent démontrer leur attachement à un système social solidaire”.

“On ne peut pas encore parler de mouvement national mais il y a une grogne locale qui monte”, expliquait-on mardi au siège national de l’UNEF à Paris. Selon le syndicat étudiant, des assemblées générales sont prévues dans la plupart des universités d’ici au 20 novembre.

AP

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