La victoire de la démocratie

Comme nous le voulions depuis le début des blocages, l’Université Paris I a organisé un vote. A Paris I, le rejet du blocage s’élève à 75.8%. Nous demandons donc que la voix de la démocratie, qui vient de s’exprimer, soit entendue et que les blocages cessent dans les centres touchés.

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Condamnation et vol de la propriété intellectuelle

L’ensemble de l’association condamne l’appropriation fallacieuse et mensongère du nom de l’association Liberté d’Étudier par l’UNI. Cette association étant déposée depuis juin 2006 à la préfecture de police de Paris, son utilisation par autrui est scandaleuse. Les communiqués de presse envoyés auprès des médias ne risqueront pas un démentie pouvant favoriser cette association. Elle est ultra-minoritaire à Paris I et représente la partie la plus extrémiste de l’UMP. Une lettre recommandée leur sera envoyée dès demain afin que notre association ne puisse en aucun cas être tenue responsable des agissements de cette association ; une copie en sera envoyée à toutes les syndicats présents à Paris I.

L’UNEF appelle les étudiants à se mobiliser le 20 novembre

L’UNEF appelle les étudiants à se mobiliser le 20 novembre prochain aux côtés des syndicats de la Fonction publique. Le principal syndicat étudiant assure dans un communiqué diffusé mardi qu’une “grogne monte depuis quelques semaines” dans les universités, notamment contre la réforme sur l’autonomie.

Selon l’UNEF, cette “grogne” a entraîné mardi le blocage par des étudiants des universités de Toulouse, Rouen et Tolbiac à Paris. Par ailleurs, la faculté des Lettres et Sciences d’Aix-en-Provence a été fermée mardi sur décision de la direction, “jusqu’à nouvel ordre”.

Les fédérations syndicales de fonctionnaires appellent à une journée de grève le 20 novembre pour dénoncer les suppressions de postes, les modalités de réforme de la Fonction publique annoncées le 19 septembre par Nicolas Sarkozy et pour réclamer l’ouverture de négociations salariales.

L’Union nationale des étudiants de France dit se joindre à l’appel lancé par les fédérations de fonctionnaires pour le 20 novembre, exhortant les étudiants “à faire de cette date une journée d’action dans les universités permettant d’amplifier la mobilisation”.

“Depuis quelques semaines”, assure l’UNEF, “les assemblées générales à l’appel des organisations d’étudiants et de personnels se multiplient dans les universités”. L’organisation étudiante cite notamment des AG dans les facultés de Rouen, Aix-Marseille I, Toulouse-Le Mirail, Nîmes, Reims, Lyon II, Nanterre, ou encore Paris I et VIII.

A Aix-en-Provence, mardi, la direction a décidé de fermer la faculté des Lettres et Sciences. Dans un communiqué diffusé mardi, elle fait état de la “mise en place de ‘barrages filtrants’ installés par quelques étudiants”, à l’aide de “mobilier prélevé dans les salles d’enseignement”. La direction “a ordonné la levée des barrages (…) Il s’en est suivi des menaces physiques et verbales. Devant cette situation et afin de prévenir tout risque de débordement”, selon le communiqué, la direction a décidé de fermer le site “jusqu’à nouvel ordre”.

Selon l’UNEF, “les étudiants s’inquiètent en premier lieu de la loi sur l’autonomie des universités et de ses menaces sur le service public d’enseignement supérieur, mais ils se mobilisent aussi pour exiger du gouvernement une prise en compte de leurs revendications, demandant notamment des mesures pour sortir les étudiants de la précarité et leur permettre de réussir en licence”.

Enfin, affirme l’UNEF, “les étudiants sont solidaires des mobilisations des salariés sur la question des retraites, du pouvoir d’achat ou encore des franchises médicales et souhaitent démontrer leur attachement à un système social solidaire”.

“On ne peut pas encore parler de mouvement national mais il y a une grogne locale qui monte”, expliquait-on mardi au siège national de l’UNEF à Paris. Selon le syndicat étudiant, des assemblées générales sont prévues dans la plupart des universités d’ici au 20 novembre.

AP

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On prend les mêmes et on recommence

Le centre PMF vient d’être bloqué aujourd’hui après une AG où la minorité agissante des grévistes a obtenu ce vote. Nous devons absolument nous opposer à celui-ci, comme je l’ai marqué dans mon précédent message : l’assemblée générale n’a aucune existence juridique et n’est pas du tout représentative des décisions de l’ensemble de l’université.

Nous vous invitons tous à aller en cours comme si de rien n’était. Les gestionnaires ont cours demain à 8h et ils sont par habitude et par formation opposés au blocage. Nous vous conseillons de venir les plus nombreux possibles afin de montrer que la majorité silencieuse en a assez de subir les comportements d’un autre âge où l’obstruction remplace la négociation. Est ce le meilleur exemple pour montrer l’excellence d’une formation à Paris I que d’empêcher son bon fonctionnement de manière systématique?

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Pas de panique, le blocage n’est pas encore voté !!!

Des rumeurs de blocage de Tolbiac circulent de plus en plus depuis quelques jours. Ne vous inquiétez pas. Le blocage aura beaucoup de difficultés à se mettre en place tant que l’université continuera à imposer un contrôle des cartes. En effet, les différents blocages ont montré que les bloqueurs étaient beaucoup trop peu nombreux dans chaque université pour avoir un réel poids, pour bloquer ils doivent donc faire appel aux autres universités (Nanterre, Jussieu, etc). Allez un jour en AG dans une autre fac, vous allez être surpris du nombre de têtes que vous allez reconnaître.

Pour conclure, quelques points concernant les AG en elles-mêmes :
- Elles ne sont en aucun cas la représentation de la majorité des étudiants car le vote se fait à main levée dans un amphi (l’amphi N) qui ne peut contenir plus de 1500 étudiants au maximum. Or environ 20.000 étudiants ont cours à Tolbiac chaque semaine !!!
- Ensuite, ne vous laissez pas avoir par l’argument « que pensez vous de la réforme (CPE, loi Pécresse, CESEDA, etc) ? », le but est de vous prouver que ce sont des réformes dangereuses et que vous devriez avoir honte de ne pas être parmi les bloqueurs. Tout d’abord, on ne vous présente toujours qu’un seul aspect d’une loi : essayez de comparer soit avec l’original de la loi (site de l’assemblée nationale). Ensuite, et c’est le plus important, notez qu’il s’agit d’abord non d’un débat politique, mais de la défense de votre droit à étudier librement, droit qui ne peut être abrogé.

PS: des petits trucs pour les AG:
- Demander à compter les mains lors des votes à main levée et faites entendre votre compte.
- Essayez d’obtenir une limitation du nombre d’interventions afin de permettre un débat mais pas une AG de 6 heures.
- Essayez d’obtenir le vote du blocage dès le début de l’AG quand les opposants sont encore présents.
- N’hésitez pas à prendre la parole pour défendre votre avis, ils crient fort mais ne mordent pas.
- Allez parler avec les gens qui n’applaudissent pas les bloqueurs, et tentez de les convaincre de manifester leurs opinions.

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Grève à Tolbiac : les propositions de Nicolas Sarkozy

Grève préventive - La grève éclair qui s’est déroulée à Tolbiac (Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne) entre mercredi 9 mai et jeudi 10 est pour le moins surprenante.

En effet, les étudiants ne contestent pas une énième réforme de l’université, mais ils s’élèvent contre les « promesses électorales du nouveau président de la République », Nicolas Sarkozy. Une sorte de « grève préventive » donc, qui valide l’aphorisme d’Henri Queuille, président du Conseil sous la IVe République : « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. » Car les étudiants ont bien entendu les propositions du candidat UMP, et ils ne doutent pas qu’elles seront appliquées.

Son projet pour l’université, qualifié de « refonte, et non de réforme », par Claude Goasguen, député de Paris et conseiller de Nicolas Sarkozy sur les questions éducatives, tient en un mot : « autonomie ». De cette mesure-phare découleraient plusieurs bouleversements dans le monde universitaire.

1/ Les moyens financiers seraient intégralement transférés aux universités (actuellement, les frais de personnels et d’immobilier sont à la charge de l’État).

2/ Les présidents d’universités auraient donc la possibilité de recruter eux-mêmes leurs enseignants-chercheurs, de moduler leurs rémunérations et leurs charges d’enseignement (le statut de fonctionnaire des enseignants-chercheurs empêche cette pratique pour l’instant).

3/ Ainsi, les universités auraient toute liberté de diversifier leurs sources de financement, faisant entrer de facto les entreprises dans le giron universitaire.

L’impossible réforme ? Une petite révolution en perspective, donc, dans le délicat monde de l’enseignement supérieur. Une gageure à appliquer, en revanche, tant les inquiétudes, parmi les étudiants et les professeurs, sont nombreuses. L’Unef, principal syndicat étudiant politiquement à gauche, joint par téléphone, dénonce une « privatisation de l’université » et affirme que « la sélection à l’université, comme la hausse des droits de scolarité, irait à l’encontre d’un objectif de démocratisation effective ». À l’Uni, le syndicat de la « droite universitaire », Alexandre Hascoët, délégué national adjoint en charge de l’Île-de-France, rétorque que l’on se « voile la face : il existe déjà des différences de niveau entre les universités dans lesquelles règne une sélection hypocrite : l’échec ». Les deux syndicats sont toutefois d’accord pour condamner la grève de Tolbiac. L’Unef juge même ce mouvement « antiproductif » et préconise d’« attendre de voir quelles seront les réformes engagées avant de réagir ».

Seulement voilà, depuis vingt ans, la plupart des ministres de l’Éducation se sont essayés à la réforme de l’université. Et depuis vingt ans, ils reculent devant les manifestants. En 1986, déjà, la proposition de loi Devaquet, dont la teneur était assez proche des évolutions proposées par Nicolas Sarkozy, avait soulevé les étudiants, provoqué la démission du ministre Devaquet et conduit au retrait du projet.

Rentrée difficile - Pendant toute sa campagne, Nicolas Sarkozy et son entourage se sont donc efforcés de minimiser la portée des mesures envisagées. Si le 19 janvier dernier, à Saclay, le candidat déclarait que « les mots orientation et sélection » ne lui faisaient « pas peur », le 4 avril, Claude Goasguen rectifiait le tir lors d’une rencontre organisée par l’AEF (Agence éducation emploi formation) : « Je suis contre la sélection à l’université, car c’est une tradition française de l’enseignement supérieur. » En outre, le programme de Nicolas Sarkozy stipule que le statut d’autonomie ne concernera que les universités « volontaires ». « Il ne faut en aucun cas imposer les réformes, mais les mener en concertation avec les présidents d’université et avec les partenaires sociaux », a défendu Claude Goasguen.

Des garanties qui seront nécessaires, d’autant que le nouveau président veut agir vite : « Avant la fin 2007 », n’a-t-il eu de cesse de répéter pendant la campagne. « On sent bien que la rentrée sera difficile », avoue Claude Goasguen, pragmatique.

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Source : Le Point

Communiqué du Président : Fermeture du centre PMF (10 mai - 08h30)

Le centre Pierre Mendès France, occupé, ayant fait l’objet
de dégradations, il sera fermé ce jour.

A l’exception des personnels de sécurité et de maintenance,
je demande instamment aux étudiants, enseignants et autres
personnels de s’abstenir d’y pénétrer.

Une telle situation portant un préjudice grave à nos étudiants
et plus généralement à notre université, je prendrai toutes mes
responsabilités pour qu’il y soit mis un terme dans les meilleurs délais.

Paris, le 10 mai 2007
Pierre-Yves Hénin

Les “revendications” des bloqueurs

Vous trouverez ci-dessous un message laissé par les bloqueurs de Tolbiac. Ils y expliquent qu’ils sont un mouvement anarchiste, opposé à la démocratie, et que leur seule ambition est de créer du désordre.

Cette nuit nous occupons la fac Tolbiac.
Nous n’avons pas de revendications, on a simplement ouvert un
endroit et c’est l’inverse de ce que propose Sarkozy : l’enfermement.
Ouvrir ce lieu nous permet de ne plus être isolés, de nous ancrer
dans notre environnement, de discuter, de réagir et d’élargir le débat.
Organisons nous en contre pouvoir dans les facs, les écoles, les
usines, la rue.
N’attendons pas les élections de Juin.
Nous refusons la situation actuelle et la prise du pouvoir par Sarkozy.
La révolte du soir du 6 mai est l’expression de notre rejet de
cette société.
Sarko a déjà réalisé au pouvoir une partie de son projet et il
va poursuivre.
Ce vote était un leurre et non un acte politique suprême, pour
preuve les programmes sécuritaires du PS et de l’UMP étaient
les mêmes : Ils ne nous proposent que la répression.
Des centaine d’arrestations, de comparutions immédiates, de
mises en détentions pleuvent depuis 3 jours.
Le droit de manifester est de fait supprimé.
L’état est à l’offensive dans esprit guerrier, Sarko c’est la guerre
aux banlieues, aux luttes sociales et tous ceux qui le gênent.
La justice et les CRS nous font la guerre, faisons leur la révolution.
Nous appelons les autres facs à faire de même, à occuper entre
autres pour défendre les revendications étudiantes face aux
réformes futures de Sarkozy.
Nous appelons les sans papiers à rejoindre la fac occupée.
Nous manifestons notre soutien à toutes les personnes arrêtées,
à tous les révoltés.
Vive la revolte, Vive la révolution
AG à 12h

 

Ci-dessous un autre message (de la FSE) :

Communiqué de la FSE Paris I/IV du jeudi 8h30

Nous protestons énergiquement contre le communiqué mensonger
de la présidence de Paris I qui ose prétendre que « l’ensemble des
organisations syndicales représentatives » désapprouvent la grève
à Tolbiac.

La FSE, qui a appelé aux Assemblées générales de lundi (qui
ont-elles même appelé aux AG de mercredi), soutient la grève.
Les Assemblées générales, ouvertes à tous, sont seules légitimes
pour décider des modalités de la lutte.

La FSE est par ailleurs un syndicat « représentatif », y compris
d’après les critères de la présidence de Paris I : nous avons en
effet des élus aux Conseils centraux de l’université (conseil
d’administration et CEVU).

Nous protestons énergiquement contre la fermeture administrative
de Tolbiac ce matin même.

Nous nous offusquons des contrôles effectués à la Sorbonne qui
considèrent les étudiants comme des délinquants potentiels. Une
nouvelle étape a été franchie ce matin avec la fouille approfondie
des sacs.

Nous appelons l’ensemble des étudiants à ne pas céder aux
intimidations de l’administration, et à se réunir en Assemblée générale.

Nous dénonçons la répression de plus en plus violente des manifestants.
Hier soir à Paris, la police a gazé à l’intérieur de ses propres cars les
manifestants qu’elle avait interpellés. Ceci s’est accompagné plus tard
de fouilles humiliantes et de passages à tabac.

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Source Indymedia

Comment relancer l’UE en France?

Le refus de la constitution européenne en 2005 a profondement bouleversé la politique française. Les trois partis qui ont aujourdhui une chance de siéger à l’Elysée ont tous proné le oui au réferendum. Quelques voix dissonantes se sont fait entendre comme Fabius ou Dupont Aignan, mais majoritairement les grands partis de gouvernement soutenaient la constitution.
Pourquoi les français ont rejeter le traité? trop long? trop complexe? trop libéral? rejet de l’UE?

Comment relancer l’UE? un nouveau traité (PC, extreme gauche)? un traité plus restreint (UMP)? un apprentissage de l’Europe plus approndis à l’école (Kouchner)? Sortie complete de l’UE (Schivardi)?

Comment reprendre une place que la France a perdue en refusant le traité? (réunion des signataires, anniversaire du traité de Rome à Bruxelles, etc)

A vous de répondre

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Comment expliquer la hausse de Bayrou dans les sondages?

Depuis maintenant quelques mois, Bayrou augmente considérablement dans les sondages, on peut donc réellement se poser un certain nombre de questions sur le compte de cette candidature.

En 2002, Bayrou a réuni 6% des votants. Aujourd’hui, on lui donne à presque un mois des présidentielles une cote dans les sondages qui oscille entre 20% et 25%. Plusieurs questions se posent donc? Je ne veux en imposer aucune et j’ouvre seulement le débat

  • Bayrou est-il vraiment un centriste ou un homme de droite?
  • Le phénomère Bayrou est-il seulement contestataire ?
  • Bayrou va-t-il être la surprise du 1er tour ou les sondages ne prouvent-ils rien? (cf chevennement en 2002)
  • Pourquoi Bayrou semble changer la politique?

Ces questions ne sont que celles qui me sont pour l’instant venues à l’esprit, j’espère que vous en poserez d’autres ou que vous allez répondre à celles ci.

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